lundi 2 septembre 2013

4 ans

Les éditions Ecorce soufflent leur quatrième bougie ces jours-ci. Quatre ans et six livres parus, et au moins trois en perspective pour 2014, puisqu'un coup de coeur est survenu la semaine dernière. J'en reparlerai en temps voulu. L'aventure avait débuté avec Retour à la nuit, d'Eric Maneval, sorti en 2009, et, dans quelques jours, Raphaëlle Thonont signera son premier roman, L'art des liens, paru dans la collection Noir

Si je devais résumer en quelques mots ces quatre années, je dirais qu'elles ont été avant tout riches en rencontres et en échanges. Les êtres humains avant les livres, et les livres perçus comme des créations, des expériences, les fruits de nécessités intimes et de complicités, et non des produits strictement marchands gravés d'un code barre. Le risque était grand de passer inaperçu ou de heurter des récifs dès le départ et de prendre l'eau, tant les lois du marché du livre et de l'économie sont rudes et le terrain occupé.

Et le risque n'est pas derrière pour autant, il est réel à chaque instant et sans doute de plus en plus grand, à chaque fois qu'on s'engage à éditer un nouveau livre et à lui permettre de voyager, non pas en empruntant les autoroutes, mais des voies plus confidentielles. 
Sans le soutien précieux des institutions régionales, la confiance de libraires passionnés et de bibliothécaires, sans les lecteurs qui ont su prendre le risque de se détourner des têtes d'affiches au bénéfice de petits fruits discrets, sans la persévérance et la patience, et enfin sans les auteurs qui se sont engagés tour à tour dans cette aventure, Ecorce aurait pris l'eau et reposerait à deux cent mètres de fond.

L'aventure continue donc, plus que jamais.
Un grand merci à vous.








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