dimanche 12 février 2012

A la nuit

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Puisqu'on vous dit que Retour à la nuit fait encore parler de lui un peu plus de deux ans après sa sortie... Par un froid dimanche de février, sur le blog de Velda, il est dit du roman d'Eric Maneval que c'est un précieux objet, blotti sous sa couverture noire et satinée, imprimé sur un beau papier ivoire et composé dans une élégante typographie.
Le blog du polar de Velda et ses commentaires sur le roman sont ici. Il est noir et ne parle pas uniquement de romans.

Nous avons profité de ce week-end glaciaire pour reconfigurer le blog, avec un accès direct aux pages du site Ecorce consacrées aux trois romans de la collection, ainsi que des liens vers des interviews des auteurs.
En dernier lieu celle de Séverine Chevalier sur le blog Unwalkers ; celle de Fred Gevart, toujours sur Unwalkers ; Eric Maneval sur le blog de DJ Duclock ; et enfin le site Plume Libre pour un entretien avec l'éditeur.
Il vous suffit de cliquer sur les images placées dans la colonne de droite du blog pour accéder à ces causettes fort instructives.

Il y a un an de cela, un message était posté ici, qui commençait par : "Ecorce hiberne...". Ce n'est pas le cas cet hiver. Même si l'on répond effectivement ici et là qu'aucun roman n'est programmé pour le moment, on n'hiberne pas. On se questionne, on se retourne. Qui a dit qu'il était essentiel de douter en permanence des évidences qui nous sont données à voir et à entendre au quotidien ?



Par exemple, contrairement à ce que laisse croire l'image ci-dessus (qui remonte à l'année dernière), la neige recouvre encore intégralement les caractères d'imprimerie en bois de buis que nous utilisons parfois pour illustrer le blog (ou pour orner un stand sur un salon du livre), et que nous avons disposés dehors il y a maintenant 10 jours.
A suivre...

mercredi 8 février 2012

Séverine Chevalier débusquée

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L'auteure était jusqu'ici discrète, terrée quelque part dans Marseille. Tout juste avait-on saisi son minois, ici et là, mais elle ne disait rien, cachée qu'elle était derrière son roman, Recluses, qui entreprend son bonhomme de chemin sur les voies compliquées du monde littéraire.

Mais Caroline a débusqué Séverine et s'entretient avec elle ce matin sur le blog Unwalkers. L'auteure s'exprime sur son roman, et beaucoup plus que ça. C'est ici.



Et les auteurs lisent des auteurs. En dernier lieu, Recluses semble avoir saisi Hervé Sard qui, sur son blog, écrit :
C’est peu de dire que Recluses sort des sentiers battus. Cela ne plaira sans doute pas à tout le monde, c’est un livre « difficile » (...)

Qui est Hervé Sard ?
Réponse ici
Et
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lundi 6 février 2012

C'est l'histoire de trois arbres

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A l'instar du classement de Culture chronique, hier, l'agence Euromédia inscrit aujourd'hui Recluses dans la liste des livres dignes d'être mis en valeur cette semaine. C'est cette forme de visibilité qui permet à un roman et à une maison d'édition somme toute confidentiels d'exister. C'est un peu l'image de l'arbre qui tombe dans une forêt. Produit-il du bruit si personne ne l'entend ?


Si nous poursuivons la métaphore, le monde du livre serait une vaste forêt où de nombreux arbres s'abattraient chaque jour au sol, en commettant des bruits variés, plus ou moins remarquables. La forêt est peuplée de témoins en mesure de dire : oui, nous l'avons entendu, nous en témoignons, nous étions nombreux sur place pour assister à l'événement.
Ou alors : non, nous n'avons rien entendu, nous n'étions pas dans ce secteur de la forêt quand cet arbre-là a chuté.
Ou encore : oui, nous l'avons bien entendu, mais nous n'étions qu'une poignée, et c'est regrettable, car tellement de monde entend tellement d'autres bruits qui, souvent, n'étonnent pas plus que ça.
Etc.

Poursuivons plus loin encore la métaphore, c'est poétique et la maison d'édition s'appelle Ecorce.



La forêt est composée de nombreuses essences d'arbres, et chacune a ses exigences pour se développer, ici plus qu'ailleurs, au bord d'un cours d'eau par exemple, ou d'un étang, ou en milieu rocheux, ou dans une terre spécifique, en altitude ou non, à proximité de certaines espèces en particulier et surtout pas d'autres, dans des zones bien exposées à la lumière, ou au contraire ombragées ; humides, sèches, froides, chaudes, complètement arides, etc.

C'est l'histoire de trois arbres qui n'en finissent pas de s'abattre dans une zone relativement noire de la forêt.

Retour à la nuit, d'Eric Maneval (depuis novembre 2009). Celui-ci a produit des vacarmes bien distincts en tombant, à plusieurs reprises, et il continue figurez-vous. Il sera par exemple à l'honneur le 9 mars prochain à la librairie Charybde (Paris 12ème), parmi 10 romans sélectionnés par nos complices de la revue L'indic (association Fondu au noir).
Le roman a obtenu le prix du polar lycéen d'Aubusson en 2011 et fut également finaliste à Cognac et à Marseille, en 2010, pour deux autres prix. Retour à la nuit a bénéficié d'un deuxième tirage en mai 2011.

Bois, de Fred Gevart (depuis décembre 2010). Le deuxième roman de la collection est actuellement en course pour le prix de la ville de Mauves-sur-Loire, dans le cadre du festival Mauves en Noir, avec 5 autres romans retenus. Des bruits plus discrets dans la forêt, mais des critiques élogieuses, ici et là, tout le long de l'année qui a suivi sa sortie. Un vacarme singulier que des amateurs de vacarmes classiques n'apprécient pas nécessairement ; il faut bien tendre l'oreille pour en saisir les sonorités et les fréquences, tantôt graves tantôt aiguës, à l'extrême.

Recluses, de Séverine Chevalier (depuis novembre 2011). Il se dit fréquemment de ce troisième roman qu'il aurait également pu se développer dans d'autres secteurs que celui-ci, obscur, de la forêt ; qu'il parviendrait à produire des sonorités stridentes, bien spécifiques, dans tous les cas dérangeantes, en s'abattant sur des sols d'autres natures. Certains critiques et journalistes n'ont pas manqué de le préciser, et son histoire ne fait que commencer.
C'est là un des avantages d'une micro-maison d'édition qui ne peut pas s'offrir les moyens d'une grande cavalerie médiatique ; la durée de vie des romans est beaucoup plus importante, puisqu'on en a peu ou pas du tout entendu parler ; ils ne sont jamais tout à fait dépassés.


dimanche 5 février 2012

Top 90

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Ce matin le site Culture Chronique a placé Recluses dans son classement des lecteurs et des libraires. La liste comporte 90 romans, dont très peu de romans noirs, mais quelques uns néanmoins. Une chronique du roman de Séverine Chevalier devrait suivre.

Le classement se trouve ici

Ce matin également, il neige en Creuse.



La neige adoucit-elle les mœurs ? Au même titre que la musique ?

DJ Duclock, à ce sujet, écrit :
Polar et musique ont toujours fait bon ménage, avec le jazz d'abord puisque grosso modo le polar est aussi un rejeton du XX
e siècle, avec le rock ensuite puisque le polar cause souvent du monde qui l'entoure. À l'heure actuelle on peut passer en moins de sept secondes d'un quatuor de Beethoven à un morceau de rap d'Eminem, fatalement le polar englobe toutes les musiques.
Les arts rentrent en résonance entre eux. Des chansons sont tirées ou font référence aux littératures policières : "Jésus-la-Caille" de Marlu avec le roman de Francis Carco ; la chanson "Dies Ole Sparadrap Joe" d'Hubert Felix Thiéfaine cite Dashiell Hammet et la "Série noire" ; les Béruriers noirs tirent leur nom de Béru, le camarade de San-Antonio. La chanson française réaliste plonge ses racines dans le fait divers et recèle de nombreuses perles chantées par Édith Piaf, Fréhel, Mistinguett et Tino Rossi. Plus proche de nous : Bernard Lavilliers, Léo Ferré, Renaud, Jean "Dead Wolf" Leclerc, Marlu ont écrit et écrivent de nombreux petits polars...

La suite se trouve sur le site K-libre (pour les numéros impairs de la longue liste de Petits polars) et celui de Fondu au Noir (pour les numéros pairs).

mercredi 1 février 2012

Ce n'est qu'un film

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Ce n'est qu'un film
, peut-on lire ici et là à propos d'Intouchable qui a battu des records d'entrées ces dernières semaines. Les mêmes internautes suggèrent de cesser de se référer à ce film dans le cadre de la campagne présidentielle en cours. Cesser de le désigner comme exemplaire, ou au contraire d'en critiquer la teneur. Ce n'est qu'un film, lit-on encore plus bas, dans les commentaires libres de multiples internautes.


Mais ce film n'aurait pas vu le jour il y a 30 ans. Tout comme dans 30 ans, il n'aura peut-être plus aucun sens, ou bien on le percevra différemment, car le temps file, les époques se succèdent et ne se ressemblent pas ; les mentalités changent. Prétendre qu'elles évoluent est une autre histoire.

C'est un film témoin de son époque. Un phénomène digne d'elle et de nulle autre. Peu importe ce qu'on en pense. Quelles que soient les intentions initiales des scénaristes et réalisateurs, le film existe et bat des records d'audience en 2012. C'est un fait. On ne peut pas se contenter de dire que "ce n'est qu'un film".
Autrement dit, on ne peut pas le séparer de la réalité, c'est à dire du contexte social dans lequel il a été réalisé et obtient un tel succès. Ce serait mentir, s'obstiner à demeurer sourd et aveugle, et, encore une fois, séparer les créations de l'époque qui les inspire et les diffuse – et les consomme. Séparer la culture de nos moindres faits et gestes au quotidien.


Et même en admettant qu'on persiste à se mentir à soi-même en prétendant que ce n'est qu'un film, il se trouve que les chiffres et les commentaires qui fusent autour sont là pour indiquer le contraire (les mêmes chiffres qui font les sondages dont les médias nous mitraillent au quotidien). Ce film est un révélateur, au même titre par ailleurs que les dix DVD ripés les plus téléchargés illégalement en 2011 : Fast and furious, Very bad trip 2, Thor, Source code... La liste complète est diffusée un peu partout, et il faut les voir pour le croire.

Bien entendu, beaucoup d'internautes prétendront qu'ils n'ont téléchargé aucun de ces dix là (ou juste un ou deux), mais ils ne seront pas suffisamment nombreux pour modifier le résultat global. Les exceptions ne font pas les règles. Elles sont imperceptibles dans un top 10.
Et il ne s'agit pas ici de comparer Intouchable à Fast and furious ou à Avatar, bien sûr, mais juste de constater des résultats, des symptômes (encore des chiffres) et de se poser des questions – ou d'éviter de le faire, par mesure de sécurité publique.

Un individu, ici et maintenant, qui prétendrait qu'un film ou un livre a modifié sa perception du monde, sa façon de penser et d'agir, ses choix à un moment donné de sa vie, ne serait pas entendu par ses semblables, ou passerait pour un illuminé dont les pieds ne touchent pas Terre – puisque ce ne sont que des films, des livres, des fictions. Des pets dans des violons.

mardi 31 janvier 2012

Dans le silence incomparable que pose la neige sur un paysage (ou la panique qu'elle crée dans les grandes villes), une nouvelle chronique de Recluses est apparue sur le blog Noirs desseins. Un grand merci à Christophe Bender pour son regard sur ce roman et le soin qu'il apporte à sa critique.

Extrait : (...) Inquiétant dans ce qu’il [le roman] met en jeu lorsque la terrible vérité nous éclatera au visage lors des dernières pages ou, même un peu avant, quand le récit bascule dans une horreur crue, une bestialité, une trivialité brute pourtant pressentie chez certains, voire voulue par d’autres.



Cette chronique et le dernier jour du premier mois de l'an 2012 sont l'occasion de faire un petit récapitulatif des commentaires et des articles consacrés jusqu'à maintenant au premier roman de Séverine Chevalier.

Noir desseins
Unwalkers
Fondu au noir
Lire et Le choix des libraires
Blog 813 et Babelio
Centre régional du livre (CRL Limousin)
Le vent sombre
Action suspense et Rayon du polar
Le Populaire du Centre


A suivre...

samedi 28 janvier 2012

Hier, publication d'une nouvelle chronique du roman Recluses sur le blog Unwalkers.
Signée Caroline. Elle est ici.
Extrait : Un roman noir, très noir, complexe, dont on sort étourdi et déstabilisé.

Reste à voir si tant de lecteurs que ça attendent d'un roman qu'il soit déstabilisant. N'aurait-on pas plutôt tendance à vouloir être rassuré par une fiction ? Diverti ? Conforté ? (rien de ce qui vient de vous être conté n'a jamais eu lieu et n'aura jamais lieu, vous pouvez refermer ce livre et vous endormir tranquille – et faire de beaux rêves, si possible, jusqu'à la sonnerie déstabilisante du réveil).
Quelle auteure, récemment sur France Culture, disait que contrairement à de nombreux lecteurs, elle n'attendait pas d'un roman qu'il l'éloigne de la réalité, autrement dit qu'il lui change les idées, mais qu'il lui parle mieux de cette réalité ?

Une réalité aura beau être évidente et criante au travers d'une fiction, on a toujours la possibilité de refermer le livre, ou de sortir de la salle, pour s'en détourner – et revenir à nos moutons (ce qui ne nous empêchera pas de devoir se coltiner la réalité aussitôt après). On aura même le droit de dire que cette histoire était décidément bien ficelée, prenante, inventive, ou mieux encore : "sympa" (mot passe-partout de l'époque qui évite de chercher les termes justes pour désigner une chose, un événement, une création ; le dernier film de Steven Soderbergh est sympa ; le dernier roman de Bret Easton Ellis est sympa ; celui de James Ellroy aussi ; le 4x4 à 11900 euros de Dacia est sympa ; mon Iphone on n'en parle pas – presque tout est sympa ici bas, ce qui ne nous empêche pas d'être tout le temps mécontents).

Le roman de Séverine Chevalier n'est pas sympa. La collection dans laquelle il a vu le jour indique par ailleurs qu'il est plutôt noir (bah, ceci est bien accessoire et ne signifie pas grand-chose...). Il y a beaucoup de créations qui ne sont pas sympas du tout, mais dont on dira néanmoins qu'elles le sont, sans doute pour se protéger, ou juste pour alimenter un ensemble de comportements et de perceptions qui consiste à remiser la création dans le champ du divertissement. C'est culturel, sans doute. Et certaines impostures à 2 millions de ventes, d'entrées ou de téléchargements illégaux encouragent peut-être bien ce type de réaction. Non ?

La course à la présidentielle est sympa. Les personnages sont fouillés et les dialogues sonnent assez juste. En dépit d'un style un peu lourd (trop de style tue le style), on passe un bon moment car les rebondissements sont inventifs, ils se succèdent à un rythme étonnant et nous tiennent en haleine. L'intrigue est bien menée et les auteurs (c'est un recueil collectif) entretiennent le suspens jusqu'à la dernière seconde.

dimanche 22 janvier 2012

Pendant ce temps, le roman Bois, de Fred Gevart, fait parler de lui en Loire Atlantique, à l'occasion du prix de la ville de Mauves-sur-Loire. Six romans sélectionnés pour cette finale, cités dans l'article ci-dessous – illustré du sourire radieux de Caroline de Benedetti, de l'équipe de Fondu au Noir.
Bois, mais aussi Les visages écrasés, de Marin Ledun, qui a reçu il y a quelques mois le trophée 813 et dont nous vous recommandons fortement la lecture par les temps qui courent. Délibération prévue les 28 et 29 avril prochains, lors du salon Mauves en Noir, où Fred Gevart sera présent.

Une visite de cette page précise du blog des Fondus au Noir est indispensable.

Par ailleurs, Fred et Marin sont parmi les auteurs invités cette année aux Nuits Noires d'Aubusson. Nous vous communiquerons la liste complète en temps voulu ; elle n'a jamais été aussi étoffée. Éric Maneval sera naturellement de la partie aussi, puisqu'il présidera cette année le festival, après avoir remporté le prix du polar lycéen 2011 avec le roman Retour à la nuit.

vendredi 20 janvier 2012

Tout comme pour le roman Bois l'année dernière, la revue Lire consacre un petit encart à Ecorce dans son numéro de février, avec un commentaire sur le roman Recluses. Plus précisément un extrait choisi de la chronique écrite en décembre par Joël Gastelier, de la librairie L'étoile Polar, à Nantes, sur le site Le choix des libraires.

De même, nos complices de la revue L'indic ont posté cette semaine sur leur blog un commentaire sur le roman de Séverine Chevalier.

Une des premières opportunités de rencontrer l'auteure se situera fin mars, à l'occasion du salon du livre de Limoges. D'autres occasions se profilent. Nous vous en dirons plus en temps voulu. Tout comme d'autres chroniques devraient apparaître, sur la toile et ailleurs.

vendredi 13 janvier 2012

Les Smashing Pumpkins sont dans le Bois était le titre d'un article paru dans le numéro 8 de la revue L'indic, il y a tout juste un an, au sujet du roman Bois, de Fred Gevart.
Axé sur la relation livre et disque, et plus exactement polar et musique, l'article en question, signé Émeric Cloche, a fait l'objet d'une impression sur bâche dans le cadre d'une exposition (qui comporte d'autres articles présentés de la même façon et axés sur le même sujet) qui est présentée depuis le 3 janvier à la Médiathèque de Nantes.




Le monde du livre est une jungle immense.
Celle du roman noir est vaste.

Depuis hier, une critique du roman Recluses, de Séverine Chevalier, figure sur le blog de la revue 813. Elle est signée Jan Thirion et nous en avons parlé précédemment puisque ce commentaire a également été publié sur le site Babelio (voir nos messages précédents). Commentaire élogieux, disons-le. Pas moins que la plupart de ceux qui, à ce jour, ont été publiés ici et là sur le même roman (voir nos messages précédents aussi). On ne s'envoie pas des fleurs, on constate. Et c'est plutôt plaisant.

Une jungle vaste et complexe.

La critique qui suit Recluses sur le même blog 813 est consacrée au roman de Henning Mankell, Le chinois, édité par Le Seuil policiers. Le commentaire est bien moins enthousiaste. Il n'empêche que Mankell intègre ce qu'on appelle les "têtes de gondoles" au sein des rayons des grandes chaines culturelles. Contrairement à Recluses.

Mais la jungle est si vaste et complexe que le petit insecte reclusien demeure imperceptible dans le paysage au regard du monstre scandinave. Rien de moins logique, rien de moins mathématique. On ne le déplore pas. Ecorce n'est pas le Seuil. Et, à ce jour, il serait inconscient pour Ecorce d'envisager de s'offrir les services d'un diffuseur (le Seuil ou un autre), étant donné le climat particulièrement défavorable qui règne sur le monde du livre, et le fait qu'Ecorce reste du domaine de la micro-édition (ce qui, en soi, n'intéresse pas les diffuseurs). Nous n'avons pas les galons, ni les moyens, ni l'ambition par ailleurs d'espérer (juste ça) rivaliser sur les gondoles.

Le monstre écrasera donc quoi qu'il en soit l'insecte.
Ou bien les deux continueront de cohabiter, car aucun ne se nourrit finalement de l'autre (sauf en cas de péril, car il y a des insectes nécrophages, mais sortons dès à présent de la métaphore, sinon ça va dégénérer...).

Le tout consiste à trouver la juste mesure.
Nous allons précisément nous pencher sur cette délicate question au cours des semaines qui viennent. Nous risquons fort d'en reparler.