samedi 31 décembre 2011

Le dernier jour de l'année 2011 voit une chronique du roman Recluses, de Séverine Chevalier, publiée sur le site Le vent sombre,
précisément ici


Extrait choisi de ce commentaire argumenté, comme toutes les chroniques du Vent sombre :
(...) l'image que Zia donne d'elle-même et de sa condition est forte, lumineuse, intrigante par son ironie mordante. Elle semble être la seule vivante parmi ces survivants, la seule sensible pour n'avoir jamais pu épuiser ses sentiments, sa sensualité, sa sexualité.



Photo : Malika Uhlen

Cette fin d'année est aussi l'occasion de faire un peu le ménage dans la liste des liens mentionnés dans la colonne droite du présent blog. Soit qu'ils étaient désuets, ou bien par simple choix. Et d'en ajouter une poignée aussi. Nous devrions y voir plus clair.

Le passage d'une année à l'autre m'évoque toujours la photographie de Douglas Huebler, intitulée Duration piece n°31, Boston :

Le 31 décembre 1973, une jeune femme a été photographiée 1/8 de seconde exactement avant minuit. Attendu que l'obturateur de l'appareil était réglé à 1/4 de seconde, l'image était complètement exposée 1/8 de seconde après minuit ; c'est à dire juste après l'écoulement du premier 1/8 de seconde de l'année 1974. Le personnage photographié étant tourné vers le sud, la partie gauche de son corps était orientée à l'ouest ; le temps "se déplaçant" de l'est vers l'ouest, la photographie représente la jeune femme à un instant où, approximativement, la moitié de son corps se trouve dans l'année révolue, 1973, tandis que l'autre moitié est entrée dans la nouvelle année, 1974 (...).



A très bientôt...

jeudi 15 décembre 2011

Sachez que le roman Recluses, de Séverine Chevalier, sera offert aux cinq prochains abonnés à la revue L'indic (trimestrielle), réalisée par l'association Fondu au noir, établie à Nantes. Le prix de l'abonnement pour 3 numéros est le même que celui du roman : 15 euros.
Suivez ce lien pour en savoir plus.

Le blog des mêmes "indics" nous informe que la présentation des romans sélectionnés pour le prix de la ville de Mauves-sur-Loire a lieu aujourd'hui même, jeudi 15 décembre, à 18h30 à la librairie L'étoile Polar, toujours à Nantes. Les plus fidèles et curieux d'entre vous savent pourquoi nous mentionnons cette rencontre.

dimanche 11 décembre 2011

Le point de vue d'un libraire est précieux. Celui de Joël Gastellier, de la librairie L'étoile Polar, à Nantes, à propos du roman Recluses, figure sur le site Le choix des libraires : ici
L'étoile Polar
se trouve 58, rue de la Bastille. N'attendez pas le hasard pour vous y rendre si vous êtes en quête de conseils de lecture dans le registre de la littérature noire. Vous pouvez aussi visiter le site de la librairie en cliquant ici


Nous citions précédemment un extrait de la chronique de Claude Le Nocher, sur son blog Action suspense, toujours à propos de Recluses, indiquant qu'aucun policier chevronné ou détective intuitif n'allait venir en aide au lecteur pour dresser le portrait de Suzanne, personnage central du roman de Séverine Chevalier.
L'enquête, au sens traditionnel, est en marge. Pas de scène de crime, pas d'effusion de sang, pas de victime atrocement mutilée, pas d'étalage de techniques d'investigation. Le spectaculaire ne se situe pas dans le crime, mais dans le corps social tout entier.
L'acte meurtrier a déjà eu lieu et le récit débute deux ans plus tard. L'enjeu du roman repose donc sur le pourquoi, et non sur le comment et le qui, même si l'auteure jongle avec ces trois points tout au long de l'histoire, pour les déplacer, pour les mettre en doute.


Aussi, le synopsis de Recluses interroge. On peut buter dessus. On peut ne pas le comprendre si l'on attendait de lui qu'il expose clairement les choses et respecte certaines règles propres au roman policier. Ce n'est pas un roman policier. Le synopsis reste énigmatique, à l'instar du récit et de sa construction. Il déroute. Souhaitons qu'il dérange, au même titre que ses premières pages à la construction bizarre. Vous pouvez les télécharger librement, ici


mercredi 7 décembre 2011

La tournée consistant à présenter le roman Recluses en Corrèze et sur une partie de la Haute-Vienne s'est effectuée sous la pluie. De l'aube jusqu'entre chien et loup, six librairies et six constats très différents. D'un libraire indépendant qui se demande si sa petite boutique passera l'année 2012, jusqu'à une chaîne qui doit gérer les files d'attentes de clients qui préparent les cadeaux de Noël.

Le constat peut s'étendre sur des paragraphes, se décliner en interrogation et tourner autour du pot indéfiniment, mais il peut aussi se résumer de façon concise : il semblerait que le lecteur (ou les proches du lecteur souhaitant lui offrir un livre – ce qui est très différent) s'oriente davantage vers les têtes de gondoles, au détriment des littératures un peu plus pointues ou simplement spécifiques, généralement remisées au fond des rayons, et non brandies au premier plan.

On fait davantage confiance à un livre disponible à 150 exemplaires à l'entrée du rayon, qu'un autre rangé tout seul dans un coin flou. Davantage confiance à la publicité qu'à la critique. Le succès de beaucoup de livres s'explique de cette façon : plus un roman est disponible en nombre, plus il se dit qu'il se vend, donc que beaucoup d'autres lecteurs y ont trouvé satisfaction ; il y a moins de risque à l'acquérir lui, plutôt qu'un illustre solitaire. Et le nombre crée le nombre. Celui du livre disponible en quantité suscite celui de l'acheteur. C'est l'effet boule de neige. Ou l'effet mouton. Au choix.

L'objectif de la tournée ne consistait cependant pas à observer un phénomène, mais bien à déposer le roman de Séverine Chevalier dans quelques librairies, et à discuter avec les libraires (ceux qui disposaient d'une minute pour ça).
L'idée traverse l'esprit de fabriquer un présentoir Ecorce capable de contenir 50 romans empilés, illustré d'un slogan vendeur, histoire d'expérimenter. Cinquante livres bien disposés, avec un chouette support, bien calculé, bien choc, spectaculaire.
L'idée traverse l'esprit, puis elle s'estompe. Les lecteurs qui souhaitent lire un roman des éditions Ecorce savent où les trouver. C'est à dire dans certaines librairies, rares, mais ils peuvent les commander depuis toutes. Dans ce cas-là, adressez-vous aux libraires ; pas aux supermarchés.


Ce matin, la première chronique de Recluses a fait son apparition sur la toile, écrite par Claude Le Nocher sur son blog Action Suspense. Extrait :
Amateurs de puzzle, bienvenue dans l'univers de Suzanne. Ne comptez pas sur un policier chevronné ou un détective intuitif pour recomposer à votre place son portrait.
La chronique est ici.
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jeudi 1 décembre 2011

A l'origine, les éditions Ecorce avaient envisagé une direction régionaliste, c'est à dire une collection de romans se déroulant exclusivement en région Limousin. Retour à la nuit et Bois témoignent par ailleurs de ces intentions, même si rien ne l'indique sur les couvertures ou dans les synopsis.
Mais le temps passe et les choses évoluent. Les idées mutent et les envies se transforment. Il s'est surtout trouvé que les romans étaient autant appréciés ailleurs que dans la région, sinon davantage. Le troisième roman, Recluses, ne comporte aucune allusion au Limousin – ou juste une allusion, précisément, comme un clin d’œil.


Mais ceci n'empêche pas la petite tournée des libraires de la région d'avoir lieu, comme à la sortie de chaque roman écorcien. Voilà où je voulais en venir. Et par un tel temps radieux, prendre la route ces derniers jours est un bonheur.

Aujourd'hui, l'itinéraire fut assez bref : Guéret (librairie Aux Belles Images), Aubusson (librairie La Licorne), puis la librairie du Centre International d'Art et du Paysage, situé sur l'île de Vassivière (où se trouve la limite entre Creuse et Haute-Vienne, et dont le lac est assoiffé depuis le printemps).




La veille, nous étions sur Limoges, pour rencontrer différents partenaires précieux et deux librairies, non moins indispensables : Page et plume, en plein centre-ville, et l'espace culturel Leclerc, en zone Nord.

Mardi, ce sera le tour de la Corrèze.

Et même si nous travaillons sans diffuseur à ce jour, nous pouvons néanmoins vous recommander quelques librairies, un peu partout en France, d'où vous pouvez d'ores et déjà vous procurer ou commander le troisième roman de la collection :

La librairie L'Etoile Polar, à Nantes
La librairie du Tramway, à Lyon
La librairie Terminus Polar, à Paris
La librairie Les 4 Chemins, à Lille
La librairie Le lièvre de Mars, à Marseille
La librairie Entre Deux Noirs, à Langon
La librairie La Renaissance, à Toulouse
La librairie l'Odyssée, à Vallet
La librairie du Grillet, à Tournon
La librairie La Mauvaise Réputation, à Bordeaux

A très bientôt.

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jeudi 24 novembre 2011

Arrivée ce jour du roman Recluses dans l'antre écorcienne, aux alentours de 17 heures. Des cartons de livres sous cellophane à stocker immédiatement à l'abri du froid et de l'humidité. Bon nombre d'exemplaires ne vont pas résider ici longtemps, cela dit, et vont inaugurer le voyage du roman de Séverine Chevalier vers les six coins de l'hexagone.

Le site Ecorce vous parle mieux de Recluses et met à votre disposition son introduction en téléchargement libre au format PDF. Pour cela, rendez-vous ici.



Nous parlions de dédales mentaux tout récemment, sur le blog, à l'occasion de la très belle chronique du roman Bois, de Fred Gevart, sur le site Pol'art noir. Par cet aspect, Recluses est dans la lignée de Bois et de son prédécesseur, Retour à la nuit, d'Éric Maneval. On est en présence d'un personnage central qui, très rapidement, se brise – la structure complexe et les différentes voix du roman s'emparant de lui pour le suivre, de près ou de loin ; pour le cerner et tenter de comprendre le pourquoi et le comment de ses agissements.

C'est un univers noir et tortueux que nous livre l'auteure dans ces 190 pages. Un roman très critique qui interroge son époque sans détour, sans prendre de gants, sans ménager ni son lecteur, ni les acteurs multiples qui tiennent les ficelles de notre société. Sans ménager ses personnages non plus.

mardi 22 novembre 2011

Les éditions Ecorce, c'est aussi une histoire d'images. Pour chaque roman, la période consacrée au choix d'une photographie de couverture est fondamentale. Entre le moment où un sujet est déterminé et celui où l'image est sélectionnée, il peut s'écouler des semaines, le temps de faire des simulations, de les soumettre à l'auteur, d'en parler, d'hésiter, de faire d'autres essais, d'hésiter encore, de dire pourquoi, de modifier parfois le sujet initial parce qu'une autre idée est survenue entre temps...

Pour le roman Recluses, il y a bien eu plusieurs essais, mais c'est un lieu qui finit par retenir notre attention, où différentes possibilités s'offraient. Une pièce dans une maison abandonnée située en Lozère, en bordure d'un sentier de randonnée, où de multiples personnes entrent depuis des années et signent leur passage sur les murs, souvent avec du bois calciné, mais aussi en grattant la chaux.

La superposition de ces signatures, quasi indéchiffrables sur l'image retenue, entrait en résonance avec le roman de Séverine Chevalier, à différents titres, mais c'est surtout l'impact central qui guida son choix définitif.


Toute une série d'autres clichés fut réalisée ce jour-là dans ce lieu, dont voici quelques exemples ci-dessous. La couverture du roman Recluses aurait pu être l'une d'elles aussi.












Le roman sera disponible dès ce jeudi 24 novembre, mais quelques jours seront nécessaires à son bon acheminement vers les librairies partenaires d'Ecorce pour que vous puissiez tenir entre vos mains et vous immerger dans ce troisième roman noir, résolument contemporain.

Recluses est d'ores est déjà présenté sur le site Ecorce : ici

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dimanche 13 novembre 2011

Presque une année après sa sortie, et quelques jours avant celle du troisième roman des éditions Ecorce, Bois, de Fred Gevart, décroche cinq étoiles sur le site Pol'art noir. La critique, signée Patrick Galmel, se trouve ici

Non loin de là, sur le forum lié au même site, différents commentaires ont été postés au sujet de Bois dans l'année écoulée. On y évoque David Lynch et Lost Highway, comme ailleurs on cite Marcus Malte et Garden of love, ou encore Memento de Christopher Nolan. Des histoires tissées dans des dédales. Des noeuds mentaux à défaire, à refaire, à interpréter.
Cinéma ou littérature, ce sont ici des récits qui se déroulent dans des couloirs et des tunnels, propres ou figurés, où l'on doit se fier à la mémoire ou au contraire en douter en permanence, autrement dit suivre l'auteur dans ce qu'il raconte, mais à distance, en restant toujours sur ses gardes.



Quelques temps après la sortie du roman, Fred m'avait révélé que la solution de l'intrigue n'était pas l'une des deux que la chute propose au lecteur, mais une autre encore, glissée dans le roman. Ou comment piéger son éditeur avant ses lecteurs...

La sortie imminente du roman Recluses, de Séverine Chevalier, pourrait donner lieu à d'autres discussions au sujet des dédales. Les mêmes. LE même. Sous une forme radicalement différente et dans la peau d'une femme nommée Suzanne.

Rendez-vous dans quelques jours.

dimanche 23 octobre 2011

L'Indic a cafté. On ne peut rien cacher à l'association Fondu au noir qui publie ces jours-ci le numéro 10 de ce noir magazine. Sous la forme d'un encart promotionnel, L'Indic révèle le titre et le nom de l'auteure du troisième roman Écorce : Recluses, de Séverine Chevalier.
L'encart précise également que sa sortie aura lieu en novembre (2011, rassurez-vous).


Séverine n'est pas inconnue de ceux d'entre vous qui ont suivi la publication des recueils collectifs Polychromes (collection Arobase), puisqu'elle a contribué à trois d'entre eux : Blanc, Logos et Virus 1. Nous allons donc reparler d'elle et de ce troisième roman, très prochainement (à force de le dire, on va le faire).
En attendant, voici la couverture.



Le 25 novembre prochain, aura lieu la soirée de lancement du prix de la Ville où les titres des six romans présélectionnés seront révélés au public. Cette soirée se déroulera à la salle du Vallon de Mauves-sur-Loire (44), à quelques encablures de Nantes.


Un clin d'oeil inévitable : Émeric Cloche (alias DJ Duclock + L'Indic),
Fred Gevart et Patrick Galmel (site Pol'art noir),
lors du dernier festival
Mauves en Noir, devant la salle du Vallon.


Et tandis que l'été indien persiste encore ça et là, une pluie de manuscrits s'abat ces derniers temps sur la boîte à lettres des éditions Ecorce (celle en dur, mais aussi celle virtuelle).
Merci à tous ces auteurs, notamment à ceux qui prennent la peine de n'envoyer que les quinze premières pages de leur manuscrit, assorties d'un synopsis développé et d'une note d'intention, comme indiqué sur le site Ecorce.

À très bientôt.

lundi 17 octobre 2011

Le roman Bois, de Fred Gevart, a été sélectionné pour le prix de la Ville, attribué par les lecteurs, dans le cadre du festival Mauves en noir. Fred est d'ores et déjà invité au prochain festival qui se déroulera les 28 et 29 avril 2012, à Mauves-sur-Loire (44). Nous reparlerons de cette sélection et du programme à venir, dès que possible.

Toujours issu du 44, il semblerait que le numéro 10 de la revue L'indic ait vu le jour. Les abonnés n'ont plus qu'à guetter son arrivée dans leur boîte à lettres. Imminente. La couverture ci-dessous en dit déjà long sur son contenu, vous n'avez plus qu'à vous rendre sur le blog des Fondu au noir pour en savoir plus, c'est à dire ici



Le pare-brise explosé de la couverture du roman Bois orne le blog Ecorce depuis décembre 2010, il va être temps de remplacer cette image. C'est un fragment de la couverture du troisième roman de la collection qui l'ornera sous peu. Il sortira mi-novembre.