samedi 28 août 2010

En cette paisible journée d'août, quelques précisions au sujet de la Rentrée Littéraire Buissonnière : elle se déroulera à Limoges, du 7 au 10 octobre, place de la Motte (30 mètres à l'ouest de la librairie Page et plume). Cette manifestation est organisée par les éditions Le bruit des Autres. Le programme et la liste complète des participants ne sont pas encore établis, mais ça ne saurait tarder. Les éditions Ecorce seront de la partie.

Le week-end suivant, le dimanche 17 octobre, aura lieu la 12ème journée du livre de Fursac, en Creuse. Plus exactement à Saint-Etienne de Fursac. Ecorce sera de même présent à cet événement. Une table ronde sera animée par Olivier Thuillas (Centre Régional du Livre), en début d'après-midi, réunissant quatre éditeurs de la région : Philippe Biget (éd. Fond d'Encre), David Linkowski (éd. Sans Sucre Ajouté), Gérard Laplace (éd. A Pierre Vue - à confirmer) et Cyril Herry (éd. Ecorce).

Au seuil de l'automne.

vendredi 27 août 2010

La sortie du deuxième roman de la collection noir d'Ecorce sera l'occasion de revoir l'organisation du réseau de diffusion qui avait été mis en place en novembre 2009, à la sortie de Retour à la nuit, d'Eric Maneval. A ce jour, une soixantaine de librairies diffusent le roman, dont une majorité en Limousin. Cette proportion devrait s'inverser au cours des mois qui viennent, pour différentes raisons :

– Le premier roman de la collection s'est mieux vendu hors région, par le biais des librairies dépositaires ou par commandes (y compris spontanées de la part de plusieurs librairies en France).

– De nombreuses librairies situées en Limousin n'en ont pas vendu un seul exemplaire, la plupart du temps parce que les libraires ne l'ont pas lu, et ne l'ont donc pas défendu, mais aussi parce que les exemplaires déposés n'ont pas été mis en valeur (il est aussi arrivé qu'un libraire me contacte par téléphone pour commander un exemplaire, à la demande d'un client, alors qu'il en possédait déjà 5, perdus quelque part dans sa boutique, ou son arrière-boutique).

– Inverser cette proportion permettra d'atténuer l'angle régionaliste de la collection, déjà discret – très peu de critiques de Retour à la nuit ont souligné cet angle en l'espace de neuf mois d'existence. L'objectif étant de maintenir la contrainte géographique dans le déroulement des romans à venir, sans qu'elle ne pèse sur l'identité de la collection, tant visuelle que littéraire. Oui, ai-je eu l'occasion de répondre à différents lecteurs, Retour à la nuit aurait pu se dérouler n'importe où ailleurs. Ce sera le cas du deuxième roman de la collection.

Un chantier s'ébauche donc à l'horizon : diviser par deux le nombre de points de vente en Limousin, et le multiplier par deux à l'extérieur.


lundi 16 août 2010

Calme plat en ce mois d'août ?
Pas du tout.

Derrière les lieux et les dates indiqués dans le précédent message du blog, se cachent de nombreux visages, beaucoup de rencontres, des moments inattendus, je dirais même surprenants. Je fais ici référence à la journée du livre de Felletin, principalement, où l'accueil réservé aux auteurs et au public (plus nombreux que l'année dernière, il me semble) fut tout à fait remarquable. Que toute l'équipe de passionné(e)s qui a donné vie à cet événement en soit ici remerciée.

Peu de choses à dire de la table ronde animée par Bernard Lefort, en revanche. Il est regrettable que de tels moments et opportunités se trouvent compressés par un chronomètre et des questions relativement superficielles et prévisibles.
Mais quel est le thème de cette table ? se demandaient encore certains auteurs le matin même. Le polar, répondaient ceux qui en avaient eu vent. A l'heure où le polar semble être, selon les chiffres, la littérature favorite des français, nous pouvions espérer une orientation mieux définie, plus spécifique. Le public savait déjà ce qu'est le polar. Il nous l'a démontré. Peut-être attendait-il autre chose, lui aussi, de plus nourrissant.

Parmi les rencontres étonnantes, je soulignerais les éditions C4, établies à Aubusson depuis peu, et l'unique ouvrage à leur actif à ce jour, intitulé Musée téléguidée. Il est probable qu'on en reparle prochainement. Si ce n'est pas ici-même, ce sera sans doute sur le forum Noir Bazar, c'est à dire

Que dire de la journée consacrée au roman noir au cours de la quinzaine culturelle de Sornac ?
Que Sornac est un petit bourg situé sur le plateau de Millevaches et qu'il était aussi désert ce jour-là que la ville d'Oakwood dans le premier épisode de La quatrième dimension. Mais là encore, un accueil chaleureux attendait les auteurs invités.
Le manque de communication et de signalétique est sans doute à l'origine de la rareté du public ce jour-là. Quatorze personnes au total, mais quatorze passionnés qui n'étaient pas en simple promenade dans les allées d'un salon. Résultat : la journée reste un très bon souvenir, assez singulier, plein d'anecdotes croustillantes.

Le prochain rendez-vous littéraire en territoire Limousin pour Ecorce se situe en octobre, vraisemblablement le deuxième week-end : La rentrée buissonnière. Je vous confirme les dates et le programme en détail dès que j'en dispose. Si tout va bien, le deuxième roman de la collection noir d'Ecorce y sera présenté. Mais ce sera l'automne. Ne nous précipitons pas.

mercredi 21 juillet 2010

Un petit rappel de différents événements programmés dans les mois qui viennent pour Ecorce, assortis de détails non négligeables à présent mis à jour :

Du 24 juillet au 7 août : Quinzaine culturelle, Sornac (19)
Ecorce sera présent le mardi 3 août à cette manifestation.

13 août : Journée du livre, Felletin (23)
Table ronde animée par Bernard Lefort, avec Laurence Biberfeld, Franck Bouysse, Franck Linol, Jean-Luc Loiret, Serge Vacher, Antonin Varenne et Cyril Herry

2 et 3 octobre : remise du prix marseillais du polar, à Marseille (13)
Dédicace des 20 auteurs sélectionnés, dont Eric Maneval

Octobre (dates à confirmer) : Rentrée littéraire buissonnière, Limoges (87)

27 novembre : table ronde à la bibliothèque de Beaubreuil (87)
Animée par Christophe Dupuis, avec Franck Bouysse, Serge Vacher,
Antonin Varenne et Cyril Herry



lundi 19 juillet 2010

Vendredi 16 juillet, au terme d'une magnifique prestation d'Arno sur l'île de Vassivière, je disais à un compère éditeur que le deuxième roman de la collection noir d'Ecorce allait voir le jour en octobre, c'est à dire presque un an après le premier.
Octobre, dans le meilleur des cas, puisque plein de petits imprévus sont toujours susceptibles de survenir entre temps et d'enrailler la machine. Mais octobre pourrait bien voir naître un deuxième roman, néanmoins. Je n'en dévoilerai le nom de l'auteur et le titre qu'en septembre, même si je crois qu'une petite poignée d'entre vous les connaissent déjà – et les attendent, pour différentes raisons.
Je vous avouerais même que des essais de couvertures sont actuellement en cours. Des tentatives visuelles qui aboutiront un jour ou l'autre (à une heure précise, même, où on décidera que ce sera cette photographie et nulle autre qui illustrera ce roman – car non, ce n'est pas un détail négligeable qui se règle à la dernière minute ; n'en déplaise aux éditeurs qui donnent à leurs livres les allures de guides touristiques de 200 ou 300 pages d'épaisseur).


dimanche 18 juillet 2010

Les aventures de Retour à la nuit (suite).
Le roman d'Eric Maneval, comme je l'avais déjà indiqué, est sélectionné pour le prochain prix marseillais du polar. Vous trouverez la liste complète des romans en course, vingt au total, sur le site de L'écrit du Sud : ici
Remise du prix, le 2 octobre à 9h30.

Je rassemble actuellement des détails au sujet de différents événements programmés pour la rentrée, et au-delà :
- La rentrée littéraire buissonnière, à Limoges, début octobre
- Une rencontre animée par Christophe Dupuis (directeur de feu-la revue L'ours polar et responsable de la librairie Entre-deux noirs, à Langon), en novembre prochain, avec quatre auteurs invités.

Entre temps, auront eu lieu la journée du livre de Felletin (Creuse) et la quinzaine culturelle de Sornac (Corrèze). Je vous livre tous les détails de ces manifestations sous peu.

lundi 12 juillet 2010

Je pense avoir mis un peu d'ordre dans les manuscrits reçus au cours des dernières semaines. (voire mois...) Il y a encore quelques jours, tous étaient alignés par terre, reliés ou non. L'ensemble prenait les allures d'un sentier de papier dans la pièce, ou d'une passerelle courbée qui partait de l'entrée et menait vers l'ordinateur. Mais je ne l'empruntais pas. Je longeais ce dispositif qui, chaque jour, m'interrogeait, me regardait de travers, me priait de me préoccuper de lui, élément par élément, texte par texte. C'est chose faite.

Parmi toutes ces pages, il y a ces fragments :

L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. Le tien est en plastique et te regarde depuis un verre de solution antiseptique posé sur la tablette du lavabo. C’est vrai que c’est du beau travail. L’oculariste que tu as rencontré, à ta sortie du coma, a pris un bon millier de photos de ton œil droit. Il paraît que ce type était un véritable artiste. Trois semaines plus tard, tu recevais la chose dans un colis. Le plus beau jour de ta nouvelle vie. Madeleine avait pleuré. Depuis le fond du verre, l’iris vert et les petites veinules, peints avec amour sur la coque blanche, te regardent avec envie.
Tu te bricoles un café lyophilisé. Les chambres de l’hôtel sont munies de bouilloires électriques. La seule concession au confort que tu aies notée depuis ton arrivée. Tu rêverais bien d’un scotch, mais il est trop tôt pour ça. Quinze ans qu’il est trop tôt pour ça.

*

Comme on fut interdit un temps, à l’entrée du siècle, devant des corps minuscules qui se jetaient de tours en flammes, là-bas, loin, de l’autre côté de l’Atlantique. Vus et revus et vus et revus et vus et revus en boucle. Ici et maintenant, c’est à peu près le même effet, presque le même effet car, dans un territoire si proche, pas même un océan pour se prémunir, pour se délier, s’exonérer. Les américains ce n’est pas pareil, ils auraient su se faire haïr, et pourtant là tout a lieu au coin de la rue : le quotidien, le supermarché, le temple où presque tout le monde se rend, un jour ou l’autre ou quotidiennement ; même plus la grande ville, même plus la capitale, même plus le métro, même plus les traders et les maîtres du monde, même plus d’autres pays en guerre, encore plus loin, relégués dans un arrière-monde, non, un pauvre petit centre commercial d’une banlieue de province, n’importe quel pauvre petit centre commercial de n’importe quelle banlieue de province, comme il en existe partout, dupliqués à l’infini, prédateurs insatiables et uniformes de nos anciennes terres, dans un pays civilisé et tranquille, stable et perpétuel, voulu et revendiqué ainsi au nez et à la barbe des autres, ceux du chaos.



mercredi 30 juin 2010

226 jours après sa sortie, le roman Retour à la nuit, mais plus particulièrement son auteur, Eric Maneval, fait encore parler de lui. En l'occurrence dans le numéro 6 de la revue L'indic qui vient tout juste de sortir. Pour en savoir un peu plus, rendez-vous ici. Pour en savoir beaucoup plus encore, rendez-vous . Pour tout savoir, contactez la bande de fondus qui vient de commettre ce numéro 6, précisément ici.

dimanche 27 juin 2010

30° sous un toit de tuile rouge exposé plein sud, à mettre un peu d'ordre dans le petit espace consacré aux éditions Ecorce. Etre éditeur ne consiste pas uniquement à produire des livres, mais à recevoir en premier lieu des quantités invraisemblables de paperasses dans des enveloppes, à remplir, à retourner sous des délais imposés, à classer dans des chemises cartonnées, à expédier sur-le-champ à la corbeille, à regarder de travers au quotidien, à lire et à relire parce que c'est un beau charabia administratif qui nous empoisonne l'existence.

Il arrive aussi que des manuscrits se glissent entre ces courriers.

Alors des moments de lecture s'imposent, qu'on reporte ou qu'on provoque dès que possible : 27° sous les branches d'un buddleia, armé d'un café et d'une cigarette roulée. Les geais et les merles dévorent les cerises (même pas mûres) et les fourmilières se propagent à une vitesse et sur un périmètre qu'on n'imagine pas, les mulots imprudents agonisent entre les crocs d'un gang félin.

Ces moments m'évoquent immanquablement la lecture de trois romans précis, que je vous recommande si vous êtes en quête d'écriture et de récits dont la moiteur s'incrustera dans la mémoire, avec des lieux et des personnages :

Laissez bronzer les cadavres, de JP Manchette et JP Bastid,
Cul-de-sac, de Douglas Kennedy,
Un enfant de Dieu, de Cormac McCarthy.

Il y a une semaine et quelques heures, nous apprenions que le prix Intramuros, à Cognac, avait été attribué au roman Taxi pour un ange, de Tony Cossu. Au terme des trois jours passés sur place, Eric Maneval, l'un des six finalistes, a promis de nous donner son regard sur cette expérience vécue avec les détenus de plusieurs établissements en Charente, avec les autres auteurs, avec les organisateurs de l'événement et avec le public. Promesse tenue, les commentaires de l'auteur sont lisibles sur le forum Noir bazar : ici

J'en profite pour signaler que le roman Retour à la nuit est désormais distribué par la librairie La renaissance, à Toulouse, et qu'il le sera très prochainement par une deuxième librairie à Lyon : Vivement dimanche. Je tiens à remercier ces deux nouveaux partenaires pour leur confiance. Je remercie également les deux complices précieux qui sont à l'origine de ces partenariats (ils se reconnaîtront).


Ci-dessus : graff-light réalisé par Kim, le vendredi 25 juin. Cliché : Malika.