samedi 8 octobre 2011

Sub tiziano est en place à présent, dans une petite baie de l'île de Vassivière dont le niveau du lac est au plus bas ces derniers temps.

Une sculpture ? Allons-y pour cette qualification. Et ce sous-marin ne plongera pas pour resurgir un peu plus loin, il va demeurer là, immobile, pour des années et des années. Un petit air des engins post apocalyptiques qui peuplent certaines bandes dessinées d'Enki Bilal, notamment la tétralogie du Monstre, ou plus récemment Animal'z. L'auteur de l'oeuvre, Alexander Ponomarev, s'en est-il inspiré ? Ou est-ce seulement l'air de Russie qui insuffle de telles créations ?

À l'occasion, allez le voir. Il se trouve non loin du château de l'île, près de la rive Est. Son inauguration officielle est prévue pour le 12 novembre prochain, en même temps que la prochaine exposition au centre d'art.






La sortie du troisième roman de la collection noir des éditions Ecorce est reportée au mois de novembre. Il y a deux ans, c'est aussi novembre, le 26, qui voyait la sortie du tout premier opus de la collection : Retour à la nuit, d'Éric Maneval, suivie un an plus tard, le 12 décembre, de Bois, de Fred Gévart. Deux années d'existence et trois romans. Nous allons tâcher d'accélérer cette cadence en 2012.

Nous vous présenterons ce roman peu avant sa sortie.

jeudi 29 septembre 2011

Pourquoi accueillir un auteur ? / La double vie des écrivains est l'intitulé d'une rencontre professionnelle ouverte au public, dans le cadre des Francophonies, organisée par le Centre Régional du Livre en Limousin, le mercredi 5 octobre, à Limoges.
De 9h à 17h se succèderont des interventions, des tables rondes et des conférences autour de ces questions : comment accueillir un auteur en milieu scolaire et en bibliothèque ? Comment rémunérer les auteurs ? Comment accueillir un auteur en région ?
L'événement se déroulera au Champ de Juillet et réunira de nombreux intervenants.

Le lendemain, 6 octobre, verra la sortie de l'album de BD Le souffle court, d'Alexis Horellou et Delphine Le Lay. Tous deux également auteurs de l'album Lys, tandis qu'Alexis a signé les deux premiers tomes de Lawrence d'Arabie, le livre pour enfants Toujours malade, avec Marc Bruimaud, et commis un nombre incalculable de délits graphiques un peu partout, seul ou en collectif. Il dédicacera Le souffle court le 12 novembre prochain à la librairie Page et plume, à Limoges.
Son blog est ici




Entre temps, un sous-marin aura été mis à l'eau dans le lac de Vassivière, toujours en Limousin. Il se nomme Sub tiziano. Son créateur est Alexander Ponomarev. L'oeuvre (déjà présentée à Venise en 2009) intègrera ainsi la collection permanente du parc aux sculptures de l'île de Vassivière, où se dresse son centre d'art.
Un sous-marin dans le lac, on aura tout vu, se diront certains... Mais il semblerait que d'autres projets soient sur le feu et promettent d'étonner encore – et de créer polémique, naturellement.
Inauguration le 1er octobre.



D'ici là, vous êtes autorisés à jeter une oreille sur le nouvel album de Death in Vegas : Trans-love energies. Au moins son ouverture : Silver time machine, qui s'enchaîne avec Black hole et rappelle un peu cette magnifique chanson interprétée par Anna Mouglalis, en intro de la bande originale de La vie nouvelle, de Philippe Grandrieux, écrite par Josh Pearson et Grandrieux.
Tout l'album est en écoute ici

vendredi 23 septembre 2011

Ce samedi 24 septembre 2011, vous pourrez rencontrer Fred Gevart à l'occasion du salon de Templemars (59). Il dédicacera son roman Bois. L'occasion de croiser aussi Paul Colize, Jean-Bernard Pouy, Claude Mesplède, Franck Thilliez, Max Obione ou encore Élisa Vix, entre autres.
La lecture publique que Fred aurait dû faire avec Christophe Siébert, à Lille, en septembre, est reportée au mois de novembre. Nous en reparlerons.

Dimanche 25 septembre, à 988km de là, au sud, Éric Maneval sera présent pour la sixième édition des Terrasses du Polar, à Septèmes les Vallons (13). Il dédicacera le roman Retour à la nuit aux côtés de Jean-Hugues Oppel, Marie Vindy, Laurence Biberfeld, Romain Slocombe et beaucoup d'autres auteurs.

Notez qu'une interview d'Éric Maneval vient d'être publiée sur le blog Unwalkers. Il y est question de Retour à la nuit, mais pas seulement. Vous pouvez suivre ce lien pour la lire.


Photo : Katia

jeudi 8 septembre 2011

Relire encore le manuscrit. Suggérer à l'auteur de ne plus y toucher, de ne même plus l'ouvrir pendant quelques temps, pour prendre du recul et (tenter de) penser à autre chose. En confier la lecture à un dernier regard extérieur qui ignore tout de l'histoire. Et le reprendre à nouveau ; le relire en se disant que le texte parvenu à ce stade de travail sera celui que les lecteurs auront entre les mains et sous les yeux dans quelques semaines. Traquer les ultimes petites fautes, procéder à la mise en page, étudier attentivement le synopsis de quatrième de couverture, la couverture, son dos et le numéro 3 centré en haut, son marque-page. Le contenant qui invitera à s'aventurer dans le contenu.

Fred Gevart dédicacera son roman Bois au salon de Templemars, le 24 septembre. Il participera également à une lecture publique aux côtés de son complice Christophe Siébert, début septembre (date à confirmer) à Lille. Éric Maneval dédicacera son roman Retour à la nuit aux Terrasses du polar, à Marseille, les 25 et 26 septembre.
Et le troisième roman de la collection verra le jour.

dimanche 4 septembre 2011

Depuis plusieurs jours, une souris a élu domicile dans le bureau des éditions Ecorce. Elle se manifeste le soir et pendant la nuit. Certes, les failles et autres orifices ne manquent pas dans la maison, mais les chats non plus, alors gare à elle. Nous craignons juste un peu pour les cartons de romans. Lorsqu'elles sont de retour à la nuit tombante, ces petites bêtes se nourrissent-elles de bois ?

samedi 27 août 2011

Quand on envisage d'éditer un livre, c'est à dire de défendre un texte et de le multiplier en un nombre X d'exemplaires en direction d'un public, il est indispensable auparavant d'en étudier le moindre aspect. Autrement dit de réfléchir à l'objet livre lui-même et à tous les détails qui le constituent, du titre de l'ouvrage à l'emplacement de son code barre, en passant par la photo de couverture et par un court synopsis.
Il s'agit donc d'attribuer au contenu un contenant digne de lui, en mesure de le refléter, de l'introduire. Ce n'est jamais une mince affaire, car il n'est pas question uniquement d'illustrer, d'orner, mais de concevoir la passerelle qui permettra, dans le meilleur des cas, aux intentions de l'auteur de parvenir à ses lecteurs ; dans le cas le plus courant d'attirer l'attention du lecteur sur une couverture et un titre, sans pour autant lui mentir et lui en mettre plein la vue – au détriment du texte, bien souvent, par ailleurs.

Cette semaine, il était question de la photo de couverture du troisième roman de la collection Ecorce. Pour celle de Bois, de Fred Gevart, le pare-brise en miette avait été photographié dans une carrosserie située non loin du site des mines de Puy-les-Vignes, en Haute-Vienne, où se déroule une scène stratégique du récit (presque un hasard). Pour Retour à la nuit, d'Éric Maneval, le dos masculin en clair-obscur était tiré d'archives personnelles de notre photographe attitrée, Malika Uhlen (un hasard). Pour le futur roman, aucun hasard, mais toute une expédition.

Tout d'abord la rencontre avec l'auteur, en chair et en os, histoire de parler du texte pendant des heures, de l'aborder sous tous les angles, de mettre le doigt sur des parties qui, d'ici sa sortie, peuvent encore se transformer ; de s'efforcer aussi de prendre du recul et de parler de tout autre chose. Et il fut question, au cours de ces heures, de la photographie de couverture.

Les clichés ci-dessous ne la révèlent pas, mais elle en provient. Un détail dans un lieu et un lieu situé quelque part : en Lozère, sur le causse Méjean, dans la pièce principale d'une maison à l'abandon. Un détail de rien du tout incrusté dans un tout. La photographie a été réalisée en présence de l'auteur qui avait validé le détail en question, parce qu'il détient, à ses yeux, une symbolique juste, propre à son récit, c'est à dire susceptible de le représenter.

Rendez-vous en octobre.







samedi 20 août 2011

La solution était donc À mort.

A, comme Alina Reyes, auteure entre autres de Poupée Anale nationale, du Boucher et de Forêt profonde.
Mort, comme l'instant de la mort, quatrième état d'existence instruit par le Bardo Thödol, le livre des morts tibétain, précédent l'expérience de la réalité, puis celle de la renaissance.

Outre le texte Cryo, de Fred Gevart, À mort a également mis en ligne Sketch book holocaust, écrit par Dave 2000. Les deux recueils sont téléchargeables gratuitement à cette adresse.
À mort
est dirigé par Christophe Siébert, alias Konsstrukt, auteur du roman J'ai peur (La musardine) et de plusieurs récits érotiques aux éditions Media 1000.
Un texte de 2011 caractères du même auteur figure dans Polychromes : virus 1, paru aux éditions Ecorce en janvier dernier.


Si vous souhaitez en savoir plus sur Christophe, vous pouvez prendre 32 minutes de votre temps et visionner un extrait d'une de ses prestations scéniques, datée de juin 2011, entrecoupée d'une interview : ici


Qui a dit canicule ?

18° à l'aube ce matin-même, quelque part en Creuse.






jeudi 18 août 2011

Mon premier est la première lettre du prénom de l'auteure du roman Poupée anale nationale. Mon deuxième est le quatrième état d'existence (il y en a six) dans le Livre des morts tibétain. Mon tout a "récemment" (et gratuitement) mis en ligne une longue nouvelle de Fred Gevart, intitulée Cryo.

Réfléchissez deux minutes.


Illustration : Lilas

Si vous venez de consacrer trois quarts d'heure à sécher sur cette charade cruelle, il est temps d'en finir, vous trouverez la solution en suivant ce lien

mardi 16 août 2011

Suite et fin du séjour de Fred Gevart en Creuse. Rien de tel qu'une mise au vert pour favoriser l'émergence d'idées et, avec le recul, stimuler l'envie d'écrire. Autrement dit, il y a fort à parier que le roman Bois sera tôt ou tard doté d'un petit frère aux éditions Ecorce.

Errance numéro 3 : dans un hôtel abandonné situé en bordure de l'A20, en Haute-Vienne. Un lieu marqué, à présent presque insoupçonnable depuis la voie rapide, cerné de végétation, voire étouffé par endroits. Mais praticable.
Que peut-il bien se passer dans un tel lieu quand on écrit des romans noirs ? Demandez-le à Fred, mais rien ne dit qu'il vous répondra. Ou pas tout de suite. Et il se pourrait même que les idées venues ce jour-là se transforment ou soient remplacées encore par d'autres dans les mois à venir, mais il est sûr que certaines auront planté leurs racines dans cet endroit singulier.




Pour une approche plus complète du lieu, suivez ce lien : nocturne errance

Dans la foulée, les plus curieux et attentifs d'entre vous auront déjà lu cette interview de Joël Gastellier parue sur le site Nantes-actu.info, illustrée par une photo où l'on voit notre précieux libraire partenaire (L'étoile Polar, à Nantes) muni d'un exemplaire du roman Bois, de Fred Gevart.
L'article se trouve ici



Et puisqu'on vous dit tout, ou presque, une autre rencontre auteur-éditeur aura lieu la semaine prochaine, dans un autre endroit particulier. Il est possible que des clichés témoignent de la rencontre, et quelques commentaires, ou plutôt des indices, puisque l'auteur en question est celui du troisième roman de la collection Ecorce.

Oui, nous aimons bien vous faire languir.



La bande sonore écorcienne de la semaine écoulée se composait, entre autres, de Pixies, de A place to bury strangers, de The Cure, de Nine Inch Nails, de Franz Liszt, d'Hubert-Félix Thiéfaine et de Sonic Youth.

jeudi 11 août 2011







Ce mois d'août voit la venue de Fred Gevart en terres creusoises. L'occasion de dialogues fructueux entre auteur et éditeur, mais aussi d'errances dans des lieux de la région. En particulier sur le site des mines de wolfram, à Puy-les-Vignes, non loin de Saint-Léonard de Noblat, en Haute-Vienne, où une séquence déterminante du roman Bois se déroule. Fred ne connaissait pas l'endroit, sinon au travers d'indications, de photographies et de documentations sur l'histoire de ces mines dont les bâtiments ont été détruits à la fin des années 1990.
Errance numéro 1.






Ci-dessus, Fred Gevart à l'emplacement de l'unique accès au puits Girod, aménagé afin de préserver une espèce précise de chauve-souris qui niche dans les galeries souterraines, profondes de 214 mètres.

Errance numéro 2. Les anciennes tanneries, situées à Saint-Denis des Murs, toujours en Haute-Vienne. Le genre d'endroit isolé où n'importe quelle scène sordide peut avoir lieu, peut-on se dire quand on est friand de roman noir. Une métaphore, aussi. Un décor post-apocalyptique à la JG Ballard. Un endroit protégé des remous sociaux, politiques et médiatiques. On s'y pose, on s'y grille une cigarette et on fait le point sur des choses qui touchent à l'essentiel.
On y évoque aussi des envies d'écriture et des projets...





Ci-dessous, Fred Gevart en pleine action.


Calme plat en juillet pour les éditions Ecorce, mais août se présente différemment puisque le troisième roman de la collection noir est sur le feu. Sa sortie est prévue pour le mois d'octobre. Motus en revanche au sujet du nom de l'auteur et du titre. Tout ceci vous sera dévoilé en temps et en heure, sur le blog et sur le site Ecorce, ou par un autre biais.
Le quatrième roman pourrait voir le jour en mars 2012.

Fred Gevart sera présent sur le 4ème salon du polar de Templemars, le 24 septembre prochain. Il participera également à une lecture, à Lille, avec Christophe Siébert, à une date et dans un lieu encore indéterminés.

A très bientôt.


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Des galeries photos consacrées aux lieux cités ci-dessus sont visibles
sur le blog de Cyril Herry, nocturne errance.